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Rocha Da Pena

Apres ma courte nuit, j’arrive en terre ibérique quelques peu déphasé. Je tente d’avancer au maximum vers le Portugal mais la fatigue est plus forte. Je me couche dans la première station service rencontrée, une fois le soleil levé.

Je me réveille en sursaut et trop tard. Je serai en retard pour mon rdv avec ma nouvelle partenaire. Celui-ci a été donné sur la place de l’église de Salir, bled proche du spot où l’on va grimper. Apres 1h ou 2h de retard, a vrai dire je suis perdu entre l heure du Maroc, l’heure d’été, l’heure du Portugal et celle d Europe. En ce moment, je sais pas trop quelle heure il est.

On arrive à se trouver et on va grimper a Rocha da Pena. Le site est agréable, le secteur choisi est ombragé et pas surpeuplé (y a personne). Le rocher est très agréable à la fois pas agressif pour les mains et avec des bonnes prises franches. Apres une bonne pause d’une semaine j’ai peur d’avoir perdu mon niveau. Mais, non j’enchaine un joli 6b. C’est cool.

A la tombée de la nuit, la lumière devient excellente. Ca donne à la terre et à la roche un rougeoiement incroyable.

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En descendant, je suis à un pas d’écraser une vipère avec mes Nike. Ca me donne plus d’adrénaline que la session de grimpe qu’on vient de faire.

Enfin, en bas des voies, on boit une bière au bar des Grutas. Je discute avec un espagnol qui habite pas très loin. Il me parle des spots au Portugal m’en conseille un terrible avec la plage à 100 mètres. Il me donne aussi le topo pour un autre site qui est tout nouveau et à moins de 5km du camping. Mes impressions dans le prochain article!!

Retour en Europe

Les quelques jours passés à Rabat peuvent résumé par : médina, briouat, vodka-jus d’orange pressée, DVD rippé à 5 dirhams, sandwich aux rognons, manger des dattes et autres spécialités locales. Apres avoir fait quelques courses touristiques, je fais la bise à mes deux hôtes : Florient et Benoit. Je quitte, non sans regret, ce havre de paix et de tranquillité qu’est le Ryad Der Souffa.

Direction le Nord! Je reprend la route vers Tanger pour aller y prendre le bateau pour Tarifa, en Espagne. Le but est d’être le lendemain en Algarve, région du Sud du Portugal. Sur la route, je fais monter un auto stoppeur nommé Salim. Il parle pas trop français et moi pareil pour l’arabe. Du coup, ca donne des situations cocasses où il me sort des tirades pendant 5 minutes et je comprend que dalle.

Arrivée à Tanger. Je redoute cette ville autant pour les choses que j en ai entendu et pour les péripéties du passage à la frontière dans le sens inverse. Et bien mes craintes sont fondés, enfin surtout sur la 2eme partie. Je cherche l’endroit pour acheter des billets , le 1er flic me dit “ Pas de Tarifa” .. Hum, le 2eme me dit le contraire. J’arrive vers l’embarcadère et un type m’accoste pour acheter des billets. Je l’écoute et il insiste alors je vais voir au guichet. A vrai dire, j’ai pas envie de me prendre la tête et le tarif est intéressant. En fait, le mauvais temps est tel que Tarifa n’est pas desservi. Ca me fera plus de route et ca annonce une traversée rock’n’roll. Au guichet pour les billets, le type me fait la transaction mais la machine pour la carte ne marche pas! On va à un distributeur et il est HS aussi!! Le temps passe et l’heure du dernier ferry approche.

On cherche un distributeur en ville et seulement au bout du 3eme , on en trouve 1 qui marche! Je retourne au guichet, je prend mon billet dans la précipitation, je lâche un bakchich à mon guide(qui m’a bien servi sur le coup) et je cours vers le bateau. A suivre, on refait la queue dans la voiture. On refait tamponner les passeports. Et la, en regardant les billets , une sueur froide monte : Je vois que l’horaire est prévu pour demain matin 9h. Autre chose: la taille du véhicule est prévue pour moins d’1m80.. Encore un coup d’adrénaline, le flic me demande le papier vert, je repense à cette attestation d’assurance que je n’ai pas sur moi. Merde, merde, merde

Finalement, le papier vert était juste le papelard reçu à l’entrée du Maroc. Et pour les heures de départ et les gabarits, le mec qui a contrôlé mon billet a rien dit. Par contre, pour ce qui est des contrôles de douane, c’est bien sévère. Passeport, check du véhicule… J’ai même droit, comme toutes les autres camionnettes , au scan au rayon X, svp

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Tout va bien et je peux retourner dans la file d’attente des voitures qui va encore durer au moins 30 minutes. L’avantage d’avoir sa maison et sa voiture réunit dans le même objet est que l’on se fait pas chier dans les bouchons. Les passagers d’un certains Genève-Bourg St Andéol peuvent témoigner d’une partie de Jungle Speed qui nous avaient bien fait plaisir, lorsque nous fumes bloqués par un 38 tonnes renversé. Ici, je me fais réchauffer de la soupe de la veille avec un bout de pain et je déguste la mauvaise humeur des autres.

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A peu près 2 heures après être monté dans le bateau, celui-ci est parti. Et au lieu d’une heure de trajet, ca a duré 2h. Organisation à a marocaine. Au final, arrivée en Espagne 4h du mat… Reste encore la douane espagnole à passer. On attend encore comme des cons pendant 15 minutes. Pendant 1 moment, notre file reste immobile alors que tout le monde avance. J’essaie de changer de file et là le douanier m’engueule comme une merde, me demande si je peux attendre comme tout le monde et me fait remarquer qu’on est en Espagne et pas au Maroc. J’ai même l’honneur d’avoir la visite du chien renifleur dans mon camion. Charmant accueil!

Quelques changements

Un petit mot pour vous signaler les changements que j’ai fait sur le site.
J’ai changé la section “Trajet prévu” par “Trajet” tout court. Chaque mois, je vais essayer de mettre un résumé de ce que j’ai fait mois par mois, en parlant des mes aventures, mes visites et mes sessions de grimpe. Voila ce que j’ai fait pour le mois de Mars.

J’ai aussi changé la section “compagnons” par une section “partenaires” dans laquelle je parle et decris les personnes avec qui j’ai grimpé lors de mon périple. Pour l’instant, 1 seul en la personne de Francois Louis.

Pour revenir à mes aventures, apres quelques jours de repos à Rabat, je vais me diriger vers Tanger et retourner en Europe. Le but est de rejoindre le sud du portugal demain midi afin de rencontrer Marie Pierre, ma future partenaire de grimpe pour 2 semaines…

Besalama!

El Jadida

Ce matin, j’ai lâché mon partenaire de grimpe qui m’a suivi pendant 3 semaines. Un dernier thé dans l’aéroport et le voila reparti vers des contrées catalanes. Désormais, je suis livré à moi-même et c’est drôle car j’ai quasiment de suite, la chanson de Bob Dylan qui me vient en tête

How does it feel?

To be without a home

Just like a complete unknown

Just like a rolling stone

Je sais pas si c’est le printemps, l’irrésolution ou le départ de mon colocataire, mais je me livre à un gros nettoyage du van : extérieur, intérieur, niveaux, pression des pneus, eau potable ….

2 options s’offrent à moi Marrakech ou El Jadida ( ville côtière peu loin de Casa)? Je tire pile ou face mais comme l’indique le titre de ce post je n’en ai pas tenu compte.

Je me pose au Camping International : C’est simple il y a 2 tentes a peu près 30 camping cars et 90% de français. D’ailleurs, un ancien, qui doit essayer de draguer la petite de l’accueil en restant la toute la journée, me parle un peu. Son haleine anisé me fait dire que son nombre préféré doit être 51.

Je rejoins la ville par la plage pour une petite balade touristique. Je me rend compte que le sport national est le foot sur sable.

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Je me perd un peu dans l’ancienne cité portugaise qui ne manque pas de charme.

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Le port a lui aussi un certains charme.

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J’enchaine quelques courses dans le souk. J’adore le Maroc (je pense que les autres pays du Maghreb doivent être pareil) c’est tellement vivant, chaleureux. On entre facilement en contact avec les gens. C’est tellement mieux de pouvoir faire ces courses en discutant un peu avec le marchand plutôt que de faire la queue à la caisse en faisant la gueule.

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D’ailleurs, j’en profite pour poser une question aux hypothétiques personnes qui ont vécu au Maroc. Est ce qu’ il y a eu des spots de propagandes concernant les choses à dire aux touristes? Car a peu près 2 marocains sur 3 avec qui je discute, finissent par me dire toujours la même phrase “Bienvenue au Maroc!”

Je continue ma promenade et quatre jeunes m’accostent pour un exposé sur les superstitions. Au début, je me méfie un peu mais ils ont l’air un peu embarrassé et pas over-amicaux (ce qui pour moi est mauvais signe). Ils me filment en me posant quelques questions sur les superstitions, la sorcellerie, est ce que c est plus les pays pauvres ou pays riches? est ce que c est plus les hommes que les femmes? C’est bien marrant mais bon un blanc avec un touffe pas possible qui se fait filmer par 4 marocains, ca passe pas inaperçu.

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Je finis mon tour par un bon l’incontournable thé au Nana

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Retour au camping par les petits taxis (fiat uno partagé avec d autres mecs) , course pour 1€

Je me fais un petit festin : Petite courge assaisonnée de coriandre frais, cumin et ail avec une araignée géante. Dans l’après midi, un homme vient me voir alors que j’étais en train de faire ma répet quotidienne de ukulélé. Il me propose de l’araignée. hésitation puis acceptation. 100 dirhams (10€), ca sent l’arnaque à touriste mais bon elle est super bonne et super énorme. Tellement énorme que j’ai pas pu finir; pour tous ceux qui m’ont déjà vu manger des crustacés ca doit leur paraitre énorme car mon appétit peut devenir gloutonnesque à la vue du moindre crabe.

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Le lendemain, après avoir fini la seconde moitié de l’araignée, une envie de me doucher me prend. Malheur, le camping pourri n’a pas d’eau chaude et la douche chaude coute aussi cher qu’un hammâm. Je me rend alors dans la cité portugaise en quête d’un de ces lieux hygiéniques. Devant le hammâm, je tombe sur un mec qui est train d’écrire une banderole. Apparemment, c’est pour un club de supporters de l’équipe locale de foot et le message est de remercier les mines de phosphates qui sont un soutien (financier) sans faille. Le mec c’est son boulot d’écrire des trucs sur des banderoles.

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Le hammâm est le premier de ma vie. Je kif cette expérience: se laver à même le sol chaud dans une atmosphère vaporeuse. Puis, je cherche une activité sportive à faire. Je me dirige vers le club nautique: peut être du windsurf ou du kitesurf? Mais les moniteurs refusent car il y a trop de vent. Apparemment, 17 nœuds c est trop pour un débutant.

J’essaie aussi de trouver une falaise au dessus de la mer pour faire de l’escalade en solo. Mais, c’est que du sable ici. Je me fais une petite traversée de ce mur d’enceinte de la cité portugaise. Bon c’est pas génial car friable et plein de badauds qui me prennent pour un extraterrestre.

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Finalement, sur les conseils du guide je vais au nord est de la ville, au bord de la mer et je vais me taper un seau de balle de golf sur le practice. C’est fou le contraste, on passe d’une ville miséreuse et sèche à un 3 golfs à la suite en bord de mer avec peut être 20 employés. Je vous laisse admirer mon swing ;)

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Enfin, la minute “animaux” du jour :

Une mouette locale

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une autre mante religieuse (mais microscopique genre 1cm)

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Le coin de rue aux chats

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Eurock-climbing : Avril 2010 sur une carte plus grande